Je me souviens encore de la première fois où j’ai entendu le terme “ sub-ohm ”. J’avais entre les mains un système à pods classique qui ne dégageait que très peu d’arôme. À côté de moi, un ami expirait un énorme nuage de vapeur très dense. J’étais à la fois jaloux et curieux.
Pour beaucoup de personnes habituées aux systèmes à pods portables, l'univers des appareils sub-ohm peut sembler un domaine complexe, truffé de données physiques pointues. Mais après avoir acheté mon premier appareil haute puissance et l'avoir testé pendant quelques mois, je me suis rendu compte que ce n'était pas compliqué du tout.
Que signifie “ sub-ohm ” ?
Si l'on décompose ce mot, “ sub ” signifie “ en dessous ” et “ ohm ” est l'unité standard de résistance électrique. En termes simples, le vapotage « sub-ohm » signifie que votre cigarette électronique utilise une résistance dont la valeur est inférieure à 1,0 ohm (Ω). [quora]
Dans les kits de démarrage classiques ou les systèmes à pods, la résistance de la résistance se situe généralement entre 1,0 et 2,0 ohms. Les fabricants les conçoivent ainsi afin de reproduire la sensation de tirage serré d'une cigarette traditionnelle et de préserver l'autonomie de la batterie. [reddit]
Cependant, dès que la résistance de votre résistance passe sous le seuil de 1,0 ohm (comme c’est le cas pour les résistances courantes de 0,5 Ω, 0,2 Ω, voire 0,15 Ω disponibles sur le marché), vous entrez officiellement dans le domaine du sub-ohm. Il ne s’agit pas simplement d’un changement minime de chiffres. Une résistance plus faible entraîne trois conséquences directes :
- Un courant électrique plus intense
- Températures de fonctionnement plus élevées
- Une expérience de vapotage différente

Le changement : de “ l'arrêt du tabac ” au “ cloud chasing ”
Si l'on revient aux débuts de la vape, les premiers appareils avaient une mission simple : remplacer les cigarettes. Leur conception visait avant tout à offrir une aspiration serrée de type « bouche-aux-poumons » (MTL). Cette aspiration serrée était associée à des e-liquides à forte teneur en nicotine afin de satisfaire les envies de nicotine de la manière la plus directe possible.
Cependant, la technologie de la vape a rapidement évolué et le nombre d'utilisateurs a augmenté. De nombreux utilisateurs ne se contentaient plus d'un simple apport en nicotine. Ils ont commencé à rechercher :
- Des profils gustatifs plus riches
- Une sensation en gorge plus intense
- Production massive de vapeur
Cette demande a donné naissance à une nouvelle culture du vapotage connue sous le nom de “ Cloud Chasing ”. Les marques ont conçu des appareils « sub-ohm » spécialement destinés à répondre à cette demande de nuages imposants et de saveurs intenses. Ces appareils ont transformé la cigarette électronique, qui est passée d’une simple alternative au tabac à un dispositif personnalisable.
Alors, comment fonctionne cet appareil haut de gamme ? Et en quoi l'expérience qu'il procure diffère-t-elle de celle offerte par la petite cigarette électronique portable que vous avez dans votre poche ?
Pourquoi les résistances plus faibles produisent-elles des nuages plus volumineux ?
Pour comprendre le secret qui se cache derrière cette production massive de vapeur, il faut se pencher sur les principes fondamentaux de la physique. Il faut également voir comment le matériel de vapotage moderne repousse ces lois physiques jusqu'à leurs limites extrêmes.
1. La magie toute simple de la loi d'Ohm
À l'école, les cours de physique m'ont toujours donné mal à la tête. Ce n'est qu'en commençant à vapoter que j'ai vraiment compris la loi d'Ohm. Le principe est en fait très simple : une puissance pure donne des résultats extrêmes.
Plus la résistance est faible, plus le courant électrique qui traverse votre fil chauffant est important. Je me souviens encore de la première fois où j’ai poussé une résistance en mailles de 0,15 ohm à 80 W. La puissance du courant a vaporisé le e-liquide. Cela a produit un grésillement fort et agressif juste près de ma bouche. C'était à la fois satisfaisant et un peu intimidant. Cette réaction explosive est très différente du chauffage lent et doux d'une vapoteuse à pod classique.
Voici comment cela fonctionne d'un point de vue scientifique : si la tension (V) reste stable, une résistance (R) plus faible de la bobine entraîne une multiplication du courant (I). Il en résulte une puissance de sortie (P) très élevée. Lorsque ce courant intense traverse un fil à faible résistance, il génère une chaleur extrême en quelques millisecondes. Cette chaleur soudaine fait bouillir le e-liquide imbibé dans le coton.
En résumé : une résistance plus faible = un courant plus élevé = une chaleur intense = d'énormes nuages de vapeur. [vaporesso]
2. La synergie entre la puissance et les batteries
Une résistance nécessite un courant très important pour fonctionner. Les petites batteries intégrées à faible consommation que l'on trouve dans les systèmes à pod classiques ne sont tout simplement pas en mesure de supporter une telle charge. C'est comme si l'on essayait de faire rouler un poids lourd avec le moteur d'une petite voiture.
Pour utiliser des résistances sub-ohm de manière sûre et efficace, votre configuration nécessite deux composants matériels spécifiques :
- Mods à haute puissance : Les appareils « sub-ohm » nécessitent généralement des dizaines, voire des centaines de watts pour fonctionner. Les puces internes sophistiquées intégrées à ces mods fournissent cette puissance brute. Elles permettent également aux utilisateurs de régler avec précision la puissance afin de trouver l'équilibre idéal entre saveur et production de vapeur.
- Batteries à forte consommation : Ces appareils utilisent généralement des batteries amovibles à haute puissance, telles que les cellules 18650 ou 21700. Contrairement aux piles domestiques classiques, ces cellules offrent un taux de décharge continu élevé. Elles peuvent fournir des courants très importants tout en restant stables. Cette caractéristique essentielle empêche la batterie de surchauffer ou de présenter des risques pour la sécurité.
3. Évolution de la structure des serpentins : la surface est reine
Il ne suffit pas de compter uniquement sur la puissance électrique brute. Le simple fait de chauffer un fil épais ne vous permettra pas d’obtenir des nuages denses et homogènes. Le véritable secret des performances « sub-ohm » réside dans l’évolution physique de la résistance, notamment en augmentant sa surface de chauffe.
- Bobines maillées : Il s'agit de la structure la plus répandue dans les réservoirs sub-ohm modernes. Au lieu d'un fil métallique enroulé en spirale comme dans les modèles traditionnels, elle utilise une feuille métallique qui ressemble à une moustiquaire. Cette conception augmente la surface de contact entre le métal, le coton et le e-liquide. Elle chauffe rapidement et de manière homogène. Ce chauffage homogène évite les « dry hits » et garantit un maximum de saveur et de production de vapeur.
- Bobines exotiques : Dans la communauté des vapoteurs « DIY » (ceux qui fabriquent eux-mêmes leurs atomiseurs RDA ou RTA), la fabrication de résistances est un véritable art. Les fabricants créent des fils complexes, tels que les « Claptons » ou les « Aliens ». Ils enroulent ensemble plusieurs brins métalliques d’épaisseurs différentes, un peu comme une corde de guitare. Cette structure augmente la surface de contact. Plus important encore, les minuscules interstices entre les fils agissent comme une éponge pour retenir davantage de e-liquide. Lorsque le courant passe, ce e-liquide piégé se vaporise, offrant des saveurs très riches et des quantités impressionnantes de vapeur.

Les caractéristiques distinctives du vapotage en sub-ohm
Lorsque la résistance de votre résistance passe sous la barre des 1,0 ohm, cela va bien au-delà d’une simple “ inspiration et expiration ”. Cela change tout, de vos habitudes quotidiennes de vapotage à votre expérience sensorielle globale. Le vapotage en sub-ohm présente des caractéristiques très distinctes et reconnaissables.
1. Une nouvelle façon d'inhaler : du MTL au DTL
C'est le changement le plus perceptible pour les débutants qui essaient des appareils sub-ohm pour la première fois.
- MTL (bouche à poumon) : Les cigarettes traditionnelles et la plupart des systèmes à pods fonctionnent selon ce principe. Vous aspirez la vapeur dans votre bouche, la retenez pendant une seconde, puis l'inspirez dans vos poumons. Le débit d'air est restreint et l'expérience est perçue comme douce.
- DTL (Direct-to-Lung) : Les configurations sub-ohm nécessitent une inhalation directe (DTL). Je dois vous raconter une anecdote embarrassante qui m’est arrivée à mes débuts. Comme j’étais tellement habitué à l’inhalation en bouche (MTL) de ma petite cigarette électronique à pods, j’ai essayé de retenir dans ma bouche l’énorme nuage de vapeur produit par la configuration sub-ohm. Le volume impressionnant de vapeur m’a fait m’étouffer et m’a fait monter les larmes aux yeux. Un vapoteur expérimenté a ri et m’a dit : “ Fais comme si tu prenais une grande inspiration. Inspire-la dans tes poumons. ” Quand j’ai suivi son conseil, le large débit d’air et la saveur intense ont envahi mes poumons. C’était comme boire une énorme gorgée de soda glacé par une chaude journée d’été : rafraîchissant. C’est là tout le charme unique du vapotage DTL.
2. L'impact visuel et gustatif
Le vapotage « sub-ohm » est très apprécié au sein de la communauté des vapoteurs, principalement parce qu’il procure une stimulation sensorielle intense :
- Cloud Chasing (Vapeur massive) : Une puissance élevée et une faible résistance se combinent pour produire des nuages incroyablement denses en quelques secondes. Pour de nombreux passionnés, produire des nuages volumineux et cotonneux ou réaliser des figures de vapotage constitue un divertissement à la fois relaxant et visuellement impressionnant.
- Une saveur optimale : Par rapport aux petits systèmes à pods, les appareils sub-ohm libèrent les arômes des e-liquides de manière bien plus intense. Grâce à une température de chauffe plus élevée et à un volume de vapeur important, davantage de molécules aromatiques viennent enrober vos papilles à chaque bouffée. Cela rend le goût global plus riche et plus intense. Cela met également en valeur les nuances complexes des e-liquides haut de gamme, tels que les desserts composés ou les mélanges multifruits.
3. Exigences spécifiques relatives aux e-liquides
Un moteur hautement performant nécessite un carburant adapté. Les appareils sub-ohm imposent des exigences strictes en matière de e-liquide. Verser un e-liquide standard pour pods dans un réservoir sub-ohm gâchera votre expérience et pourrait même provoquer des fuites.
- Taux élevé de VG : La base d'e-liquide est composée de VG (glycérine végétale) et de PG (propylène glycol). Le VG produit la vapeur et présente une texture épaisse et visqueuse. Le PG véhicule l'arôme, procure la sensation en gorge et est beaucoup plus fluide. Pour obtenir les nuages imposants qui font la réputation des appareils sub-ohm, vous devez utiliser un e-liquide à forte teneur en VG (généralement 70% VG ou plus). De plus, les résistances sub-ohm sont dotées de larges orifices de mèche. Le e-liquide à base de VG, épais et visqueux, empêche le liquide de s'écouler trop rapidement, ce qui évite les problèmes gênants de fuites.
- Faible teneur en nicotine : Il s’agit là d’une règle absolue en matière de sécurité et de confort. Les appareils sub-ohm produisant une quantité considérable de vapeur, vous inhalez un volume plusieurs fois supérieur à chaque bouffée par rapport à une petite cigarette électronique à pods. Si vous utilisez de la nicotine à forte concentration (comme les sels de nicotine à 20 mg–50 mg courants dans les systèmes à pods) dans un réservoir sub-ohm, votre corps absorbera une quantité excessive de nicotine. Cela provoque de graves réactions de “ surdosage de nicotine ”, telles qu’une accélération du rythme cardiaque, des vertiges et des nausées. C’est pourquoi les vapoteurs sub-ohm utilisent presque exclusivement de la nicotine libre à faible concentration (généralement 3 mg ou 6 mg), voire des e-liquides à 0 mg (sans nicotine). Cela garantit un hit en gorge doux et sans irritation tout en vous permettant de profiter d’énormes nuages de vapeur.
Une analyse approfondie des avantages et des inconvénients
Tout a deux facettes. Le vapotage « sub-ohm » enfreint les règles et procure un plaisir sensoriel extrême, mais il s'accompagne également de compromis que vous ne pouvez pas ignorer. Avant de décider de transformer votre petite cigarette électronique à pods en un appareil hautement performant, vous devez examiner objectivement ses avantages et ses inconvénients.
Les points forts : pourquoi on l'adore
- Une saveur et une richesse inégalées : Grâce à leur surface de chauffe très étendue et à leur taux d'évaporation élevé, les appareils sub-ohm libèrent chacune des molécules aromatiques contenues dans votre e-liquide. Comparés au goût quelque peu fade des systèmes à pods classiques, les réservoirs sub-ohm offrent une saveur riche et nuancée. Vous pouvez ainsi percevoir les notes de tête, de cœur et de fond d'un mélange complexe d'e-liquide. [tablites]
- Des nuages imposants et impressionnants : Que vous recherchiez un effet visuel maximal ou que vous souhaitiez vous entraîner à réaliser des figures de vapotage, la vapeur dense produite par un appareil sub-ohm répondra à vos attentes. Les appareils classiques ne peuvent pas offrir la même sensation de satisfaction que celle procurée par la production d’énormes nuages de vapeur.
- Personnalisation et jouabilité exceptionnelles : Ces appareils sont généralement équipés de puces intelligentes. Elles vous permettent de régler librement la puissance (en watts), et certains mods haut de gamme prennent même en charge le contrôle de température (TC) et des courbes de puissance personnalisées. Pour les utilisateurs avancés qui aiment bricoler, il est possible d’associer le mod à un RTA (atomiseur à réservoir reconstructible) ou à un RDA (atomiseur à goutte-à-goutte reconstructible). Vous pouvez acheter différents fils de chauffage, fabriquer vos propres résistances et insérer le coton vous-même. Cela vous permet de personnaliser chaque bouffée selon vos préférences exactes.
Les inconvénients : éléments à prendre en compte
- Consommation élevée de e-liquide : Qualifier ces appareils de “ gros consommateurs d’e-liquide ” n’est pas une exagération. J'ai appris cette leçon à mes dépens… et à celui de mon portefeuille. Lorsque j'utilisais des systèmes à pods, un flacon de 30 ml d'e-liquide me durait près d'un mois. Mais lorsque je suis passé à une configuration sub-ohm, j'ai vu le niveau de liquide baisser à vue d'œil. Mes dépenses mensuelles en e-liquide ont augmenté.
- Coûts d'entretien constants : La combinaison de températures élevées et d’e-liquides à forte teneur en VG (qui contiennent souvent beaucoup d’édulcorants) entraîne une accumulation rapide de résidus de carbone sur les résistances. Vous devez donc acheter et remplacer les résistances pré-montées beaucoup plus souvent. Si vous êtes un utilisateur « DIY », vous devez régulièrement démonter l'atomiseur, nettoyer les fils et changer le coton. Cela représente un investissement en temps et en argent.
- Faible portabilité : Pour pouvoir accueillir des batteries à forte consommation et des circuits imprimés complexes, ainsi que pour supporter un réservoir de grande capacité, les appareils sub-ohm sont encombrants et lourds. On ne peut pas les glisser dans la poche d’une chemise comme une petite vapoteuse à pods. Honnêtement, en sortir un donne l’impression de transporter une brique en métal. En été, le poids du mod peut littéralement faire glisser votre short vers le bas. C’est pour cette raison que je préfère emporter un petit système à pods lorsque je sors faire des courses, et que je n’utilise mon gros appareil sub-ohm que lorsque je suis assis devant mon ordinateur.
- Une courbe d'apprentissage marquée : Les petits systèmes à pod sont faciles à utiliser : il suffit de les prendre en main et d’inhaler. Les appareils sub-ohm, en revanche, nécessitent d’acquérir quelques connaissances de base. Par exemple, si vous réglez la puissance trop haut, vous brûlerez le coton, ce qui provoquera un goût de brûlé désagréable (dry hit). Si la puissance est trop faible, ou si vous ne réglez pas correctement le débit d’air, le e-liquide ne s’évaporera pas complètement. Cela peut entraîner des fuites ou projeter du e-liquide brûlant dans votre bouche. De mauvaises habitudes d’utilisation peuvent gâcher ce qui devrait être une expérience agréable.
Guide de sécurité indispensable et conseils pour les débutants
Se lancer dans l'univers du vapotage sub-ohm signifie que vous manipulez une puissance électrique plusieurs fois supérieure à celle d'un système à pods standard. Dans ce contexte, “ la sécurité avant tout ” n'est pas qu'un simple slogan. Maîtriser ces règles de sécurité fondamentales et ces conseils d'utilisation vous permettra de profiter de nuages impressionnants tout en évitant les pièges les plus courants pour les débutants.
1. Sécurité des batteries : ne négligez jamais le cœur de votre appareil
Les appareils « sub-ohm » nécessitent un courant instantané très important. Cela impose des exigences strictes à vos batteries.
- Vérifiez la capacité de décharge continue (CDR) : Lors de l’achat de batteries (comme les batteries 18650), la capacité (mAh) n’est pas le seul critère à prendre en compte. Vous devez également prêter attention au courant de décharge continu (CDR), qui s’exprime en ampères (A). Si votre configuration sub-ohm nécessite un courant de 25 A, mais que le courant de décharge maximal (CDR) de votre batterie n’est que de 10 A, celle-ci sera gravement surchargée. Cela entraîne une chaleur extrême et peut même présenter un risque de dégazage ou d’explosion. Assurez-vous toujours que le courant de décharge maximal de votre batterie correspond à la puissance de sortie de votre appareil.
- Évitez les emballages abîmés et les batteries bon marché : La fine couche de plastique qui recouvre l'extérieur de la pile (l'emballage) constitue une protection essentielle contre les courts-circuits. Si vous constatez des déchirures dans cet emballage et que le corps métallique est à nu, cessez immédiatement de l'utiliser. Vous devez soit la réemballer, soit la jeter en toute sécurité. De plus, n’achetez jamais de piles bon marché et sans marque pour faire des économies. Achetez toujours des piles authentiques de marques réputées dans des magasins de confiance.
2. Préparer la résistance : comment éviter les « dry hits » désagréables
C'est une erreur que commettent presque tous les débutants : Vous installez une nouvelle résistance, remplissez le réservoir d'e-liquide et appuyez sur le bouton d'activation. Vous ressentez alors en inhalant un goût âcre et brûlant. C'est le redoutable “ dry hit ”, qui abîme votre résistance flambant neuve.
Pour éviter cela, vous devez apprendre à “ amorcer ” votre résistance :
- Pourquoi faut-il attendre ? J'ai dû payer le prix fort pour apprendre cette leçon. Quand j'ai commencé à faire du « cloud chasing », j'étais impatient. J'ai rempli le réservoir avec une nouvelle résistance et j'ai activé l'appareil. Résultat ? Un goût dégoûtant, comme celui d'un vieux journal brûlé, m'a monté directement dans la gorge. Ce goût écœurant de « dry hit » est resté dans ma bouche pendant des heures, et ma nouvelle résistance a fini directement à la poubelle. Maintenant, j’ai retenu la leçon. Comme les e-liquides sub-ohm à forte teneur en VG sont très visqueux, je verse toujours quelques gouttes d’e-liquide sur la nouvelle résistance. Ensuite, même si j’ai très envie de vapoter, je regarde ma montre et j’attends 10 minutes entières. Je ne prends plus jamais de risques.
- Les étapes à suivre : Avant d'installer une nouvelle résistance pré-montée, versez quelques gouttes de e-liquide sur le coton apparent par les orifices latéraux et le long de la grille centrale. Laissez d'abord le coton absorber le liquide. Installez la résistance, remplissez le réservoir et laissez reposer pendant au moins 5 à 10 minutes.
- Augmentez progressivement la puissance : Lors de votre première bouffée, ne passez pas directement à la puissance maximale recommandée. Si la résistance est indiquée pour 60 W, commencez à 40 W. Prenez quelques bouffées, puis augmentez progressivement la puissance. Cela permet à la résistance de s'adapter en douceur.
3. Entretien quotidien : de bonnes habitudes pour prolonger la durée de vie
Les appareils haut de gamme nécessitent un entretien adéquat. De bonnes habitudes d'utilisation permettront de prolonger la durée de vie de votre mod et de vos réservoirs.
- Veillez à ce que les points de connexion restent propres : Le point de raccordement entre le fond de votre réservoir et le haut de votre mod (généralement le raccord 510) peut accumuler de la condensation ou des fuites de e-liquide. Cela peut entraîner un mauvais contact électrique, des variations de résistance de la résistance ou même des courts-circuits. Essuyez régulièrement cette zone avec un mouchoir en papier ou un coton-tige (vous pouvez utiliser une très petite quantité d'alcool à friction).
- Prévenir la surchauffe de l'appareil : Les appareils “ sub-ohm » génèrent beaucoup de chaleur. «Vapotage en chaîne” (en enchaînant les bouffées sans interruption) fera chauffer votre réservoir et votre mod à une température inconfortable. Lorsque vous sentez que l’appareil devient trop chaud, posez-le et laissez-le refroidir. De même, ne laissez jamais votre appareil dans une voiture surchauffée en été. La chaleur peut entraîner une défaillance de la batterie, et la température élevée rend le e-liquide très fluide, ce qui provoque de graves fuites.
- Veillez à toujours verrouiller ou éteindre l'appareil : Lorsque vous n'utilisez pas l'appareil, en particulier avant de le ranger dans votre poche ou votre sac à dos, appuyez 5 fois sur le bouton de tir pour l'éteindre (ou utilisez le bouton de verrouillage physique s'il en est équipé). Cela évite que l'appareil ne se déclenche accidentellement dans votre sac, ce qui risquerait de brûler votre résistance ou de présenter un grave risque d'incendie.
Le vapotage « sub-ohm » vous convient-il ?
Après avoir pris connaissance des principes fondamentaux, des avantages et des inconvénients, ainsi que des règles de sécurité liés au vapotage en sub-ohm, revenons à la question initiale : cet appareil haut de gamme vous convient-il ?
- Identifiez vos besoins fondamentaux : à qui s'adresse-t-il ?
Dans le monde de la vape, il n'y a pas de “ bien ” ou de “ mal ” absolu. Il n'y a que ce qui est “ adapté ” et ce qui ne l'est pas.“
- Le terrain de jeu des vapoteurs confirmés : Si vous en avez assez du goût fade des petits systèmes à capsules et que vous recherchez une saveur riche et corsée ; si vous appréciez l'effet visuel saisissant que procure le fait de produire d'énormes nuages de vapeur ; et si cela ne vous dérange pas de consacrer du temps à l'entretien de votre appareil et à l'exploration de différents réglages de puissance, alors une configuration sub-ohm vous ouvrira de tout nouveaux horizons.
- Ce n'est pas le meilleur choix pour un apport simple en nicotine : En revanche, si votre seul objectif est d’arrêter de fumer en toute discrétion, d’obtenir rapidement votre dose de nicotine en public sans attirer l’attention et de profiter d’une expérience simple et conviviale, alors les systèmes à pods traditionnels constituent votre meilleur choix. Vous n’avez pas à vous soucier de la sécurité de la batterie, des fuites ou de la durée de vie de la résistance. Dans ce cas, les nuages de vapeur imposants et l’entretien quotidien d’un appareil sub-ohm deviendront rapidement un fardeau.
- Un conseil sincère pour les débutants : allez-y étape par étape
Si, après avoir pesé le pour et le contre, vous décidez de vous lancer dans l'univers des nuages « sub-ohm », allez-y doucement et progressivement.
- Commencez par un réservoir sub-ohm prêt à l'emploi : En repensant à toutes ces années d’essais et d’erreurs dans le monde de la vape, voici mon principal conseil pour passer d’un système à pods à un autre niveau : ne suivez pas aveuglément la tendance et n’achetez pas d’emblée un atomiseur DIY qui nécessite l’utilisation de pinces, l’enroulement de fil et la mise en place de mèche en coton. Achetez simplement un réservoir sub-ohm standard équipé de résistances en mailles pré-fabriquées. Les fabricants ont déjà optimisé la résistance et la structure de la résistance pour vous. Il vous suffit d’apprendre à remplir le réservoir d’e-liquide et d’attendre qu’il s’amorce. Vous profiterez ainsi d’une saveur exceptionnelle et d’énormes nuages, sans aucune courbe d’apprentissage. Attendez d’avoir des exigences strictes en matière de saveur avant de vous lancer dans du matériel avancé. Éviter les complications inutiles est la meilleure façon de commencer à profiter pleinement de votre vapotage.
- Ne vous précipitez pas dans le parcours avancé : Attendez d’avoir bien compris comment utiliser un réservoir sub-ohm prêt à l’emploi, comment manipuler les batteries en toute sécurité et comment fonctionne un e-liquide à forte teneur en VG. Ce n’est qu’à ce moment-là que vous devriez envisager d’acheter du matériel plus sophistiqué, comme un RTA (atomiseur à réservoir reconstructible) ou RDA (Atomiseur à goutte-à-goutte reconstructible). À ce stade, vous apprendrez à appliquer la loi d’Ohm, à enrouler des résistances complexes et à mettre en place le coton. Fort de votre expérience, vous vous rendrez compte que le vapotage « fait maison » n’a rien d’un cours de physique ennuyeux. Au contraire, cela devient une expérience sensorielle créative et enrichissante.





